Le parcours et l’univers
À propos
Entre deux paysages
Je suis né entre deux paysages : l'océan d'un côté, la montagne de l'autre, dans les plaines du Luy de Béarn, près de Pau. La photographie est arrivée comme un moyen de les relier. D'abord un boîtier emprunté à ma mère, puis des années de marches à l'aube, et un jour l'évidence : regarder était devenu mon métier.
Le chemin s'est dessiné ensuite. L'école de photographie d'Orthez, puis, au sortir de mes études, une année en Australie, en 2015. C'est là-bas que j'ai acheté mon premier boîtier professionnel, un Nikon D810, que j'ai commencé à structurer ma façon de travailler, et que j'ai photographié mon premier mariage. De retour en France, je me suis installé comme photographe artisan : triathlons, marathons, concours canins… Puis, à partir de 2017, tout s'est accéléré, avec de nombreux mariages chaque année. Jusqu'à ce que le Covid mette tout à l'arrêt.
J'ai alors cherché un poste salarié, et la chance m'a conduit chez Euro4x4Parts, spécialiste des pièces détachées pour 4x4 et SUV, où je travaille toujours, huit ans plus tard. Photos, vidéos, images à 360°, puis le management d'une équipe de photographes qui s'est agrandie, répartie sur plusieurs pôles. Des dizaines de milliers de produits photographiés, du reporting, des projets sur TecDoc, Amazon ou PrestaShop. Des compétences qui se sont affirmées. Mais aussi des désillusions, des moments de creux, de la monotonie. Des périodes d'inspiration, toujours trop courtes, et de longues périodes à froid. Tout cela a façonné le photographe que je suis.

La quête
À côté, il y a toujours eu quelque chose qui me transcende. Quelque chose qui me pousse à me lever à 2 h du matin, à rouler 250 km, à marcher une heure dans la nuit pour attendre, patiemment, un lever de soleil sur un lieu repéré parfois des années plus tôt. Un lever de soleil qui, certains matins, ne vient jamais. Cette quête ne m'a pas quitté depuis mes 14 ans.
Mon travail de paysage s'inscrit dans une tradition que j'assume : celle des pictorialistes, pour qui une photographie ne documente pas un lieu, mais une sensation. Je cherche la brume plutôt que le grand soleil, l'heure bleue plutôt que midi, la solitude plutôt que la foule. Mes séries se construisent sur des années et n'existent qu'en tirages Fine Art numérotés, que je considère comme l'aboutissement réel d'une image.


Le temps qui passe
Je suis un grand nostalgique, et un mélancolique aussi, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. La nostalgie regarde en arrière : elle regrette un lieu, un moment, quelque chose qui a été. La mélancolie n'a pas besoin d'objet : c'est une manière d'habiter le présent, une douceur un peu grave qui accompagne tout le reste.
Le temps passe, et je me suis surpris tant de fois à idéaliser un passé. Parfois même un passé que je n'ai jamais vécu : il existe un mot pour cela, l'anémoïa. C'est peut-être de là que tout vient. J'ai toujours voulu retenir ces moments, pour me souvenir des belles choses, de mon parcours, de ma vie. Et aujourd'hui, de la vôtre.
Les gens
Je photographie aussi des mariages, des grossesses et des portraits. Ce n'est pas une activité « alimentaire » : c'est le même œil, posé sur ce que les gens ont de plus précieux. La même exigence de lumière, la même discrétion, la même conviction qu'une image juste vaut mieux que cent images parfaites.
Je vis et travaille entre le Pays basque et les Landes. Si mes images vous parlent, ma porte — et ma boîte mail — sont ouvertes.

